Lèpre au Nigeria | Les Faits

Action Damien au Nigeria


Le droit à un confort de base

Nous sommes en début d'après-midi et les membres de la communauté de personnes atteintes de la lèpre à Oyo se reposent à l'ombre de leur maison. L'atmosphère est conviviale. Alani aide son ami Ayo à se raser. Depuis que la lèpre a déformé ses mains, Ayo a des difficultés à le faire lui-même. Ici, la plupart des gens vivent seuls, car leur famille est restée dans leur région natale. Si tout va bien, ils reçoivent de la visite quelques fois par an.

ACTION DAMIEN - 25 ans au Negeria - lèpre
« Nous avons complètement rénové lces lieux, il y a peu », explique le docteur Dairo, d'Action Damien. « Jusqu'en 2012, il n'y avait rien ici : pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de toilettes. Maintenant, tout le monde a sa propre maison, un abri hygiénique et un toit en dur au-dessus de la tête. Nous avons aussi ouvert une salle de récréation. Pendant la journée, elle est utilisée pour donner des formations sur la lèpre. Et le soir, les habitants peuvent y regarder la télévision. » reçoivent de la visite quelques fois par an.

Mais tout cela ne va pas de soi, comme on peut le constater dans la seule partie qui n'a pas encore été rénovée. Quelques patients y vivent encore dans des abris sombres et sales. « Pendant la saison des pluies, il pleut tout simplement à l'intérieur. » Abigail, une dame très âgée mais encore vive, se plaint. « Cette nuit, j'ai été mordue par des rats. » Abigail est paralysée à cause de la lèpre et doit ramper sur le ventre, sur un sol dur et sale, pour se déplacer. « Ici, de nombreuses personnes ont dû vivre dans des conditions dégradantes pendant des années. Nous allons au plus vite réinstaller Abigail et ses voisins dans une partie remise à neuf », affirme le docteur Dairo.

Les conditions de vie au sein des autres communautés de personnes atteintes ne valent pas mieux malheureusement, et c'est dans le bidonville de la capitale, Lagos, que la situation est la plus criante. Le quartier ressemble à un dépotoir. Il n'y a pas d'eau courante, pas d'enlèvement des déchets, les enfants jouent dans des égouts à ciel ouvert, et l'électricité ne fonctionne que de temps en temps. L'hygiène est inexistante. Les bidonvilles « normaux » semblent presque luxueux en comparaison avec les taudis obscurs où vivent ces personnes : on compte 48 chambres pour 300 patients, soit sept personnes par chambre en moyenne. Il n'y a aucun confort ni intimité. La puanteur est insupportable. reçoivent de la visite quelques fois par an.

« Ces gens sont abandonnés à leur sort de manière scandaleuse », déplore le docteur Osman, directeur d'Action Damien Nigeria. « En fait, le quartier entier devrait être réhabilité. » Action Damien prévoit un projet de réhabilitation, incluant un réseau d'égouts, de l'eau propre et des sanitaires. L'organisation souhaite aussi remettre en état et repeindre les abris en ruine.

TEXTES: Wendy Huyghe
PHOTOS: Tim Dirven @T.Dirven pour Action Damien

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